Le Banquet

Le Banquet

Banquet offert par Agathon, aimé de Pausanias pour fêter sa victoire au concours des tragédies. Se compose de 7 discours : les 6 premiers prononcés pendant que convives boivent modérément = éloges d’Eros, divinité de l’amour, et le 7ème = éloge de Socrate par Alcibiade ivre. 6 premiers = 3 couples de discours qui s’opposent les uns aux autres. Pour Phèdre et Agathon, il n’y a qu’un seul Eros, mais Phèdre pense qu’il est le plus ancien des dieux ≠ Agathon pense qu’il est le plus jeune. Pour Pausanias et Eryximaque, il y a 2 Eros qui correspondent aux 2 Aphrodites Céleste et Vulgaire, mais Pausanias n’examine conséquences de cette dualité que dans cas de l’homme alors qu’Eryximaque étend son enquête à l’ensemble des êtres. Aristophane et Socrate posent le problème à un autre niveau : Aristophane considère qu’Eros = seul dieu qui puisse nous permettre de réaliser ce à quoi tend tout être humain (union avec autre moitié de lui-même dont il a été séparé par Zeus), mais pour Socrate, qui rapporte paroles de prêtresse Diotime, Eros ≠ dieu mais démon qui a fonction d’intermédiaire et qui donc permet de transformer en possession perpétuelle l’aspiration vers Beau et Bien que ressent tout homme par moyen de procréation selon le corps mais surtout selon l’âme. Eros = amour qui permet à âme de s’élever de beauté du corps vers la Beauté véritable en passant par celle de l’action et de l’âme.

Le récit est fait par Apollodore, qui n’a pas assisté à ce banquet qui a eu lieu des années auparavant, mais dont Aristodème, qui était présent, lui a fait le récit. Glaucon, qui croise Apollodore sur le chemin vers la ville, lui demande de le raconter à son tour. Aristodème croise Socrate qui s’est fait tout beau, et celui-ci le convie à venir avec lui au Banquet organisé en l’honneur d’Agathon. Le banquet est d’emblée consacré au discours : tout le monde convient de ne pas s’enivrer et on congédie les musiciens. Le sujet est donné par Phèdre qui trouve incroyable que nul poète n’est produit d’éloges pour un dieu aussi important qu’Eros. Socrate trouve l’idée fabuleuse, d’autant plus qu’il « déclare ne rien savoir sauf sur les sujets qui relèvent d’Eros ».
Discours de Phèdre : Eros mérite les honneurs du fait de son ancienneté car il n’a ni père ni mère. L’amour = le plus grand bien car rien ne surpasse fait d’avoir un être aimé auprès de soi et parce que l’amour guide toujours les hommes qui visent vie bonne. Face à l’aimer, on cherche toujours à se montrer digne de son amour, et on ne supporterait pas de le décevoir en agissant mal. L’amour conduit au « rejet de tout ce qui est laid, et [à] l’émulation dans la recherche de l’honneur ». L’amour pousse l’amoureux à donner jusqu’à sa vie pour son amant(e) : ainsi les dieux ont permis à Alceste, la fille de Pélias, de revenir de l’Hadès, parce qu’elle est morte par amour pour son époux, de même qu’ils ont envoyé Achille aux Iles des bienheureux parce qu’il a préféré choisir un destin funeste qu’une vie longue par volonté de venger son amant Patrocle. Mais les dieux n’ont pas rendu Eurydice à Orphée parce que celui-ci, au lieu d’avoir le courage de mourir pour son aimé, à préféré user d’un stratagème pour pénétrer dans l’Hadès. « Ainsi donc, j’en conclus pour ma part qu’Eros est l dieu le plus ancien, le plus vénérable, et qui a le plus d’autorité s’agissant de l’acquisition de la vertu et du bonheur pour les êtres humains, aussi bien lorsqu’ils sont vivants qu’après leur mort ».
Discours de Pausanias : il reproche à Phèdre d’avoir voulu faire l’éloge d’Eros comme s’il n’y en avait qu’un, alors que pour lui il y en a 2, il faut donc déterminer lequel est digne d’éloges. Puisqu’Aphrodite et Eros sont indissociables, et puisqu’il il y 2 Aphrodite, une Céleste et une Vulgaire, il y a de même un Eros Céleste et un Eros vulgaire. De même qu’une action n’est ni belle ni laide en elle-même, mais uniquement en vertu de la manière dont on l’accomplit, de même seul l’Eros qui incite à l’amour est beau. L’Eros vulgaire est méprisable car il se porte sur n’importe qui indistinctement, sur les garçons comme sur les filles et sur le corps comme sur l’âme, et il cherche les partenaires les plus crédules car il vise à parvenir à ses fins sans se soucier de la valeur des moyens qu’il emploie. Cet Eros se rattache à la plus jeune Aphrodite qui participe à la fois du mâle et de la femelle. L’autre Eros se rattache à l’Aphrodite céleste qui ne participe que du mâle, qui ne s’adresse donc qu’aux garçons et qui est la plus ancienne. Cet amour pousse à se tourner vers le sexe masculin, le plus fort et le plus intelligent. C’est aussi pourquoi celui qui est animé par cet amour ne s’éprendra pas des trop jeunes garçons mais seulement de ceux qui ont atteint une maturité suffisante pour que l’on puisse voire s’ils ont choisi le chemin de la vertu ou celui du vice, et il aimera les jeunes hommes vertueux. L’amour vulgaire, honteux, consiste à ce conduire vis-à-vis de son amant de façon dégradante, soit en cédant trop aisément à quelqu’un qui ne le mérite pas. L’amour céleste, au contraire, est vertueux en ce qu’il consiste à se donner de façon honorable à quelqu’un qui en vaut la peine. L’amant vulgaire = celui qui aime plus le corps que l’âme, il sera forcément inconstant puisque la beauté physique est elle-même chose fugace. L’amant céleste au contraire, parce qu’il s’attache au caractère, à l’âme de la personne qu’il aime, aimera cette personne jusqu’à la mort car le caractère demeure constant. Le seul lien d’esclavage qui soit digne d’estime est ainsi celui qui a pour objet la vertu : « chez nous, la règle est la suivante : si l’on accepte d’être au service de quelqu’un en pensant que par son intermédiaire on deviendra meilleur dans une forme de savoir quelconque ou dans un autre domaine de l’excellence, quel que soit ce domaine, cet esclavage accepté n’a rien de honteux et ne relève pas de la flatterie ». L’amour céleste est donc celui qui porte et l’amoureux et l’aimé à s’attacher l’un à l’autre en visant la vertu.
Discours d’Eryximaque : il considère que Pausanias a bien fait de distinguer 2 Eros mais que sont discours est cependant trop étriqué car cette distinction devrait être étendue à tous les êtres vivants ; Son discours = placé sous le signe de la médecine. Dans le corps il y a ce qui est sain et ce qui est malade. Et de même qu’il est vertueux pour les hommes d’accorder ses faveurs à qui les mérite et honteux de les accorder à qui ne les mérite pas, de même il est beau de favoriser ce qu’il y a de beau et de sain dans un corps (c’est le rôle de la médecine) et qu’il est mauvais de favoriser par contre ce qu’il y a de malsain en lui. La médecine est l’art de distinguer les effets physiques provoqués par le bon Eros de ceux provoqués par le mauvais Eros. Le bon médecin sait par ressortir les liens d’amour mutuels qui attachent les choses qui dans le corps sont le plus en conflit (car les opposés s’attirent) : « Or les choses qui sont le plus en conflit, ce sont celles qui sont au plus haut point des opposés : le froid et le chaud, le piquant et le doux, le sec et l’humide et toutes choses analogues. C’est parce qu’il a su établir entre ces choses amour et concorde que notre ancêtre, Asclépios, a fondé notre art ». De même que médecine, agriculture, gymnastique et même musique = gouvernées par Eros, la musique parce qu’elle consiste à créer accord entre des notes opposées (graves et aigues). Ces arts consistent à muer une opposition première en conciliation, en accord. Il faut donc dans tous ces arts sauvegarder ces 2 types d’amour puisqu’ils sont tous 2 présents, mais il faut savoir les réguler pour « en cueillir le plaisir sans provoquer aucun dérèglement », en faisant toujours prévaloir l’Eros bien réglé. Les maladies, les désordres climatiques… sont dus à un dérèglement de l’accord des 2 Eros qui fait que l’Eros déréglé prévaut sur l’Eros réglé.
Discours d’Aristophane : annonce que son discours va être fort ≠ des précédents. Eros = le dieu que les hommes devraient le plus chérir, car il leur vient en aide et les guérit des pires des maux pour le genre humain. Mythe sur la nature des humains il y a longtemps. 3 catégories d’êtres humains, et non 2 : mâle, femelle et androgyne qui fait synthèse des 2 autres. Tous les êtres humains étaient de forme sphérique, et possédaient deux fois ce que chaque être humain possède à l’heure actuelle, de part et d’autre du corps sphérique. Il y avait 3 catégories car les mâles étaient fils du Soleil, les femelles de la terre et l’androgyne de la lune qui participe de la terre et du Soleil. Leur forme circulaire leur venait donc de leurs parents. Parce qu’ils ont défié les dieux Zeus a décidé de tous les couper en 2, et c’est pourquoi ils s’enlacent : chaque moitié cherche à s’unir à nouveau à son autre moitié. Mais l’espèce se mettant à dépérir, Zeus déplaça leurs organes sexuels sur la face intérieure du corps, pour leur permettre soit de se reproduire (homme/femme), soit de calmer leur audace (homme/homme). Ceux qui sont une coupure de mâle sont ainsi attirés par les mâles, et ceux qui sont une coupure de femme par les femmes, tandis que les androgynes cherchent soient une femme soit un homme. L’amour désigne ainsi le souhait d’être réunit avec son alter ego et de ne plus faire qu’un avec lui, ce qui constituerait un retour à sa vraie nature.
Discours d’Agathon : reproche aux discours précédents d’avoir plus félicité les hommes des biens dont Eros est le responsable, et nul n’a encore expliqué la nature de ce dieu et de ce qu’il produit. Eros est le plus heureux des dieux, car le meilleur et le plus beau, il s’installe d’ailleurs la où la beauté rayonne. Il est aussi le plus jeune, c’est pourquoi il fuit la vieillesse. Eros est un dieu délicat, car il s’établit dans les âmes et les caractères les plus tendres des hommes et des dieux, i.e. dans les lieux les plus tendres. Mais plus important encore : il est vertueux, ne commet ni ne subit d’injustice, et n’a aucun commerce avec la violence car tout le monde cède de son plein grès à l’amour. Il est aussi parfaitement tempérant, car il dispense le plus puissant des plaisirs et domine donc tous les autres. Il est aussi plus courageux qu’Arès, puisqu’Arès = dominé par son amour pour Aphrodite. Il est aussi maître dans l’art des muses, puisque quiconque est animé par lui fait preuve de dons poétiques. Il est aussi maître dans l’art d’engendrer la vie puisque c’est par amour que les êtres engendrent. Il préside finalement à tous les arts car ceux qui sont possédés par lui réussissent toujours mieux que les autres. Il est aussi celui qui amène paix et concorde parmi les hommes et les dieux parce qu’il instille en nous le sentiment d’appartenir à une même famille
Discours de Socrate : il exprime sa crainte à l’idée de devoir faire un discours sur Eros après que tant de beaux discours aient été prononcés, surtout celui d’Agathon qui est un virtuose dans l’art de la rhétorique digne de Gorgias. Il avoue paradoxalement qu’alors même qu’il déclarait être calé concernant Eros, il est incapable de faire un éloge, mais la formule est ironique et sarcastique et doit être lue comme un reproche fait aux autres dans leur manière de faire l’éloge d’Eros en le couvrant de toutes les qualités qu’il n’a pas : « Dans ma sottise, je m’imaginais en effet qu’il fallait dire la vérité sur chacune des choses dont on fait l’éloge, que cela servait de point de départ et qu’il fallait, parmi ces vérités, choisir les plus belles pour les disposer dans l’ordre qui convient le mieux ». Il refuse donc de faire un éloge de cette manière, mais veut s’«en tenir à la vérité » sans fioriture rhétorique. Il adopte donc sa propre méthode dialectique, en posant des questions à Agathon sur la nature de l’amour. Il lui fait admettre que l’amour est toujours amour et désir de quelque chose qu’il ne possède pas, puisqu’on ne peut désirer que ce qu’on n’a pas. Or, Agathon a dit d’Eros qu’il aime la beauté, donc s’il n’aime que ce dont il manque, il ne peut être beau lui-même comme Agathon le prétend. Et puisque les belles choses sont aussi les bonnes choses, Eros manque aussi de ce qui est bon. Socrate rapporte ensuite le discours de la prêtresse Diotime sur l’amour. Elle lui avait fait les mêmes objections qu’il vient de faire à Agathon, et lorsque Socrate lui a dit qu’il fallait en conclure qu’Eros est laid et mauvais, elle lui a fait remarqué que ne pas posséder la beauté ni la bonté ne voulait pas dire forcément qu’on est laid et mauvais, car il y a un degré intermédiaire, de même qu’entre la science et l’ignorance il y a un intermédiaire : l’opinion droite qui certes ne parvient pas à rendre raison d’elle-même comme la connaissance, mais qui néanmoins renvoie un ancrage dans le réel que n’a pas l’erreur. Eros lui aussi est un intermédiaire : il n’est donc pas un dieu, puisque les dieux sont bons et beaux, mais il est un démon, intermédiaire entre le divin et le mortel qui joue le rôle d’émissaire entre les hommes et les dieux. Les arts de la divination, des oracles et de la magie procèdent donc de lui. Eros = fils de Poros (expédient) et de Pénia (pauvreté), enfanté le jour de la naissance d’Aphrodite, c’est pourquoi d’ailleurs il est amoureux de la beauté. Du fait de son ascendance maternelle, il est pauvre et rustre, mais par son père, il est avide de ce qui est beau et bon, il est viril et chasseur, philosophe et sorcier. Il n’est jamais ni dans l’indigence ni dans l’opulence, et est toujours à mi-chemin entre le savoir et l’ignorance. Parce que le savoir est beau, Eros tend nécessairement vers le savoir. De ce fait, les hommes amoureux désirent les choses bonnes car posséder les choses bonnes rend heureux et que c’est le but visé par les hommes. Tout individu est gros dans son corps et dans son âme et animé par un désir d’enfanter à terme, car la grossesse est douloureuse et la délivrance un soulagement. L’amour en ce sens est « amour de la procréation et de l’accouchement ». La génération est ce qui fait entrer l’être mortel dans l’immortalité, en ce qu’il permet de perpétuer l’espèce. Or, puisque le désir d’immortalité s’accompagne nécessairement du désir du bien, l’amour a aussi pour objet l’immortalité. C’est pourquoi tous les êtres aiment leurs rejetons : car par ces derniers, qui leur ressemblent, qu’ils touchent à l’immortalité. C’est pour la même raison que les hommes recherchent les honneurs au péril de leur vie : pour laisser derrière eux un souvenir immortel. Il y a ceux qui sont féconds par leur corps et qui enfantent une progéniture, et puis il y a ceux qui sont féconds dans leur âme et qui engendrent soit de la poésie, soit des objets artisanaux, … Celui qui a ainsi une âme grosse apprécie la compagnie d’un beau corps ou d’une belle âme, d’un beau jeune homme, il entreprend de faire son éducation et procrée par là ce qu’il portait en lui. Et les « enfants » qui naissent entre 2 hommes à l’âme belle assurent une immortalité bien plus certaine que celle qui pourrait provenir de la procréation biologique : ce sont les lois qu’il a engendrées qui ont valu à Solon sa renommée. Diotime dresse ensuite un itinéraire de celui qui veut atteindre le Beau en termes d’initiation suivant des étapes progressives précises : il doit dès son plus jeune âge rechercher les beaux corps. Il s’attachera d’abord à la beauté d’un corps et puis s’apercevra en la contemplant qu’elle est commune à tous les beaux corps, il deviendra alors amoureux de tous les beaux corps. Il comprendra ensuite que la beauté des âmes est bien plus précieuse que celle des corps. Il s’apercevra de la beauté de certaines actions, puis des sciences. Il contemplera ainsi l’océan du beau sans attacher son regard à un individu particulier, et enfantera de nombreux discours beaux, jusqu’à apercevoir la science qui seule a pour objet la beauté : la Forme du Beau elle-même, qui est immuable et éternelle, unie et absolue, et il comprendra que toutes les choses belles le sont en tant qu’elles participent de ce Beau en soi : « Voilà donc quelle est la droite voie qu’il faut suivre dans le domaine des choses de l’amour ou sur laquelle il faut se laisser conduire par un autre : c’est , en prenant son point de départ dans les beautés d’ici-bas pour aller vers cette beauté-là, de s’élever toujours, comme au moyen d’échelons, en passant d’un seul beau corps à deux, de deux beaux corps à tous les beaux corps, et des beaux corps aux belles occupations, et des occupations vers les belles connaissances qui sont certaines, puis des belles connaissances qui sont certaines vers cette connaissance qui constitue le terme, celle qui n’est autre que la science du beau lui-même, dans le but de connaître finalement la beauté en soi ». Voilà en quoi doit consister selon Socrate un éloge véritable d’Eros.
Arrive Alcibiade complètement ivre qui fait une scène de ménage à Socrate dont il est l’amant parce qu’il a trouvé se dernier allongé à la table du bel Agathon. Il décide de faire l’éloge de Socrate en ne disant que la vérité à son sujet. Il compare Socrate aux silènes qui contiennent en leur sein des statuettes de dieux, et au satyre Marsyas, pour l’aspect physique. Plus doué encore que Marsyas pour charmer les hommes et de les mettre dans un état de possession sans l’aide d’un instrument mais par ses simples paroles : « Quand je lui prêt l’oreille, mon cœur bat plus fort que celui des corybantes et ses paroles me tirent des larmes ; et je vois un très grand nombre d’autres personnes qui éprouvent les mêmes impressions ». Il est le seul à lui faire éprouver de la honte face à la vie qu’il mène, mais dès qu’il s’en éloigne il continue à rechercher honneurs et richesses. Il fréquente assidument les beaux garçons, mais ne s’intéresse ni à leur beauté physique, ni à leur richesse. Alcibiade lui a accordé ses faveurs en pensant qu’il apprendrait beaucoup de lui. Il a essayé de jouer de ses charmes pour obtenir s ce qu’il voulait de Socrate, il s’est même offert à lui, mais rien n’a fonctionné. Il est un modèle d’endurance physique et de courage sur le champ de bataille. Alcibiade compare aussi les discours de Socrate à des silènes : extérieurement, ils sont assez rudimentaires, utilisent toujours les mêmes termes, parlent de la vie quotidienne et de ses trivialités, et on peut ainsi facilement les tourner en dérision, mais si on y prête attention et qu’on analyse finement leur contenu, on s’aperçoit que ce qu’ils disent est divin et précieux, et qu’eux seuls font sens. Tout en faisant son éloge, Alcibiade exprime son amertume envers Socrate auquel il reproche de s’être fait passé auprès de lui comme auprès de beaucoup d’ autres pour un amant alors qu’il a joué à chaque fois le rôle de l’aimé.

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